Category: Livres,Romans et littérature,Littérature russe
Crime et châtiment Details
A Saint-Pétersbourg, en 1865, Raskolnikov, un jeune noble sombre et altier, renfermé mais aussi généreux, a interrompu ses études faute d’argent. Endetté auprès de sa logeuse qui lui loue une étroite mansarde, il se sent écrasé par sa pauvreté. Mais il se croit aussi appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, se pense fondé à commettre un crime : ce qu’il va faire bientôt – de manière crapuleuse. Publié en huit livraisons par Le Messager russe au cours de l’année 1866, le roman de Dostoïevski montre en Raskolnikov un témoin de la misère, de l’alcoolisme et de la prostitution que l’auteur décrit sans voiles, un criminel aussi qui ne sait trop pourquoi il l’est devenu, tant les raisons qu’il s’invente pour agir sont contradictoires. Mais la tragédie n’exclut pas la vision d’une vie lumineuse, et le châtiment de son crime va lui permettre un long cheminement vers la vérité, et la renonciation à sa mélancolie brutale. Après quoi sera possible ce que l’épilogue annonce : l’initiation de Raskolnikov à une réalité nouvelle, le passage d’un monde à un autre monde.Traduction d’Elisabeth Guertik.Edition de Jean-Louis Backès.

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Crime et Châtiment dépeins la vie dans les bas quartiers de Pétersbourg, loin des fastes.On y découvre une atmosphère sombre, avec misère, prostitution, maladie, qui sont la base même de la réflexion.Raskolnikov, se voit comme une personne ambitieuse, mais qui n'a pas les moyens de remplir son rôle, celui d'éducateur.Problème financier, que sa soeur va alors résoudre en se donnant à un homme riche, une prostitution déguisée. S'ajoute à cela pour le héro la maladie, sa pauvreté qui l'empêche de réussir dans son parcours. Que lui reste-t-il alors, qui pourrait le dégager de la pensée, que son crime est justifié.Une collision entre la pensée nihiliste qui vient d'Europe et qui affronte l'Orthodoxie (de Dostoïevski). Si il n'y a pas de Dieu, pas d'enfer, qu'est-ce qui empêche le héro de passer à l'acte, pour relancer sa vie, il va tuer la vieille usurière, une perte nécessaire pour Raskolnikov, personne ne va la pleurer et lui pourra en tirer tout les bénéfices. Plus besoin que sa soeur se donne, il ne le supporterais pas, contrairement à elle qui fait preuve de dévouement.Pourtant si avant son crime il ne se sent pas à sa place dans la populace, il ne se sentira pas non plus criminel après le meurtre. Il ne trouve pas sa place et se sera, comble de l'ironie, une prostitué instruit de la Bible qui lui donnera de l'espoir, alors qu'il se retrouvera au bagne.Une oeuvre magistrale, à compléter par les écrits de Nietzsche, qui du roman, en a tiré les conclusions philosophiques/psychologiques.


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